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mardi 8 septembre 2009

Quand on arrivera ça sera la nuit

C'est presque comme partir en vacances. On se met en route de bon matin, on va rouler toute la journée.

Il y aura les pauses pour se dégourdir les jambes, le pic-nic, un peu de lassitude parfois : "Est-ce qu'on est presque arrivés ? Maman, quand on arrivera, ça sera la nuit ?" Oui.

L'idée les inquiète un peu, peut-être de savoir qu'ils dormiront à poing fermés et qu'ils la manqueront, cette arrivée. Moi, j'ai toujours aimé arriver la nuit. Ces lieux inconnus où l'on parvient à la nuit noire, soulagés, fourbus, on n'en découvre d'abord que le coeur lumineux et les figures amies qui vous y attendent. On rira demain de la disposition des lieux, de la taille de l'arbre à l'entrée du chemin, que la fatigue et l'obscurité nous ont fait voir tout autre.

Quand on arrivera, ça sera la nuit. Une nuit sans lune dont les phares de la voiture ne révèlent rien que quelques mètres d'asphalte.

Au bout du chemin, je verrai pour la première fois la masse noire de la maison. Demain sera bien assez tôt pour m'émerveiller de ses murs de pierres, ses chambres claires, du potager et du cerisier qui croule de perles rouges, des champs au soleil. Pour ce soir il y aura deux arches de lumière douce dans la façade noire et ses bras ouverts pour nous accueillir. Ses grands bras qu'il refermera enfin sur nous comme il clôt la porte de notre maison.

mardi 5 mai 2009

La tête dans le carton à chapeau, de choses et entre autres, du bonheur

Il était temps de faire quelque chose avant que mon abondant lectorat ne commence à user du fil des commentaires en guise de post-it sur le frigo. Chéri, peux-tu ramener du pain - ma belette, pense à rentrer la chatte, elle est dans l'escalier - j'ai oublié le tire bouchon/l'ouvre-boîte/la clé des champs, etc, etc.

Il est maintenant de notoriété publique que la transhumance familiale vers la Bretonnie a commencé. Deux mois étant de toute manière largement insuffisants pour roder une cellule familiale monoparentale, j'ai soigneusement évité de mettre à profit se laps de temps pour devenir une mère célibataire ultra-performante. Il est toujours bon que l'être aimé se sente indispensable, même à 900 bornes.

Et là, je pense avoir été brillante. A l'heure où j'écris ces lignes, il doit soupirer en tapant son deux-cent soixante huitième message me demandant pour la deux-cent soixante huitième fois toujours aussi patiemment et gentiment de bien vouloir, s'il-te-plaît ma douce, m'envoyer les identifiants de Free. J'ai poussé le détail jusqu'à fondre en larmes une ou deux fois au téléphone, sanglotant que je n'y arrivais paaaaaaas que j'étais nuuhuuuhuuuhulle, que je ne pouvais pas tout faire à la foiiiiiiiiiiiis. Le terrain est parfaitement préparé pour que je puisse me la jouer pure feignasse lorsque la migration sera achevée. Machiavélique.

J'étais donc bien trop occupée a fomenter d'odieux stratagèmes pour jeter une ligne sur ce blog et la couche de poussière qui s'amoncelait sur le clavier m'en dissuadait davantage chaque jour. Cependant, durant toutes ces semaines, une petite pensée a continué à me démanger. C'est que, voyez-vous, à ma grande fierté, je fus taguée. Invitée par l'amie Nine à discourir du bonheur. "Fastoche !" me suis-je dit. Du petit bonheur façon Delerm troussé vite-fait, parce qu'on fond c'est ça le bonheur, hein, finalement.

Vraiment ?

Je ne saurais que trop remercier Nine : comme je gamberge depuis qu'elle a lancé ses lignes ! Cent fois j'ai voulu l'écrire, ce billet. Je le rédigeais dans ma tête en poireautant dans un embouteillage, en faisant la vaisselle, penchée sur ma machine. Chaque fois que je pensais le saisir, le sujet s'échappait, changeait de forme à tel point que j'ai presque fini par savoir ce que j'en pensais de ce fameux Bonheur.

Le Bonheur au fond c'est très surfait. On a monté l'affaire en épingle, on s'en est fait une montagne, c'est le loup blanc, l'Arlésienne, tout le monde lui court après. Et comme on désespère de l'atteindre un jour, on se console avec ses soit-disant "petits bonheur".

Et pour cause, LE Bonheur n'existe pas, ni le grand, ni les petits. On se trompe. C'est beaucoup plus simple. C'est du bonheur qu'il s'agit. On en a ou pas. Comme on a, ou pas, du pain dans la huche, du dentifrice à la salle de bain.

A quantifier ou qualifier le bonheur on se frustre. Un dit "petit bonheur" ne vaut pas moins qu'un grand puisque c'est du bonheur ! Cessons de courir après une chimère et savourons-le avec le même plaisir. Oh bien entendu, j'utilise la métaphore du pain et l'on pourra objecter qu'il existe du bon pain et du moins bon. Certes, mais à rechercher le Grand Bonheur il faut veiller à garder l'âme élastique, à ne pas se laisser engloutir à ne pas s'enfuir car il peut être bien plus imposant qu'on ne l'imaginait. L'arrivée de mon double Grand Bonheur m'a laissé plus de vergetures au cœur qu'au ventre et longtemps j'ai cru que je ne serai pas de taille. Il a fallu que je l'apprivoise, que je façonne ce Bonheur pour qu'il devienne du bonheur. Du bonheur pour qu'il soit possible à vivre, pour pouvoir en prendre tous les jours. Ou pas. Sans que ce soit une catastrophe.

Un bonheur de taille à me laisser jouir de tous les autres.

vendredi 16 janvier 2009

Histoire de fantômes

Je compte des boutons.

Chaque jour commence par un interminable égrenage. Pourpoint après pourpoint, bouton après bouton, je vérifie que tout est solidement arrimé, que rien ne craque, qu'aucune rupture prochaine ne menace la représentation du soir. La tâche est un peu insipide mais nécessite concentration. Une bride en berne, un galon décousu allez, ouste ! A la panière ! Et puis je recommence, un, deux, trois...

Je m'interromps, attentive. J'ai entendu quelque chose : un rire étouffé, le bruit d'une course, lointaine. Allons, il n'y a personne. En cette heure matinale, le plateau est désert sous la lumière crue des services. Je reprends ma progression le long du portant, enjambant un pêle-mêle de bottes, d'escarpins à rubans et de rapières.

Cette fois c'est sûr, quelqu'un chuchote au creux de mon oreille. On tire sur l'ourlet de ma jupe. Je relève la tête, tout est silencieux. A l'autre extrémité des loges rapides, ma collègue continue son travail, sereine. Rien ne semble la déranger.

Je lance un regard soupçonneux à la Robe du Triomphe, hiératique sur son mannequin. Elle me toise, immobile, toute de satin broché crémeux, le tuyau d'orgue arrogant.

Une galopade ! Ça vient des cintres, non, des pendrillons ! On murmure quelque malice à propos d'une conduite égarée, d'une bretelle qui craque à deux minutes de l'entrée en scène, on cherche sa P...lz, sa M@glight. Ça parle de mise, de changements, d'accessoire oublié en loge. Là-bas, à la face, on déclame un texte. De la scène monte un son de plancher creux sous le martèlement rythmé de pieds invisibles. L'air sent le fard et la lumière brûlante.

Oh, je sais.

Je sais bien qui se joue de moi.

Les vieux démons...
Ils affectionnent les coulisses obscures, vivent derrière les cyclos et font claquer les trappes. Ils se nourrissent de l'adrénaline des courses à pas feutré, des changements rapides minutieusement réglés que le trac (ou trop d'assurance !) chamboule. Ils sont discrets, vêtus de noir. Ils marchent sur de souples et silencieuses semelles. Ils redoutent comme la peste de se trouver "à vue" et vont jusqu'à camoufler leur chevelure sous de petits bonnets noirs, lorsqu'une manipulation plus osée les mène à la lisière du plateau. Et jamais, au grand jamais, vous ne leur arracherez le mot "c...rde" !

Je secoue la tête pour en chasser la farandole de ces fripouilles, ramasse le raccommodage du jour et remonte m'atteler au repassage avec un léger pincement au cœur. Qu'importe, dans une minute je rirai aux éclats à la boutade de l'une ou l'autre de mes camarades lingères !

Encore une fois, je leur ai fait la nique.
Mes vieux démons ont nom Cour et Jardin.

Illustration : John Anster Fitzgerald, "Fairies In A Birds Nest" - détail

samedi 3 janvier 2009

Du givre et des fraises

Comme autrefois, j'ai repris mon sac et suis montée dans ce train qui m'emmène à l'autre bout du pays. Comme autrefois il y avait sur le quai de la gare, un amoureux un peu anxieux et pourtant sûr de mon retour. Mais cette fois, il tenait les mains d'une petite fille interdite et d'un petit garçon en larmes et j'ai douté, de ce voyage, de ces bonnes raisons.

Et puis le balancement des rails et la morne plaine du Rhône ont eu raison de ces vaines questions. J'ai dormi.

Changement de gare, à Paris et comme autrefois, les couloirs du métro au galop, chargée comme une petite mule, ne pas relâcher la concentration avant d'avoir atteint, suant et soufflant, la seconde gare. Comme autrefois, toujours, s'écrouler dans le train suivant, croquer une pomme et reprendre le somme interrompu, plus sereine.

Entre deux somnolences, surgissent des bosquets givrés, irréels dans le soleil qui perce le brouillard. Dans un champ où une petite neige transparaît encore sous les feuilles vertes, trois biches, que la vitesse du train fige.

Comme autrefois, j'arrive dans une ville inconnue. Mais cette fois il n'y a pas d'hôtel. J'envahis de mes sacs et de mon bavardage un hôte doux et réservé qui me fait une place dans son logis, dans ses habitudes.

Au matin, je cavale, encore, soucieuse d'arriver à l'heure pour ce premier jour. A peine entrée je retrouve les sensations, les odeurs, les visages. Hier j'étais "accueillie", aujourd'hui c'est moi qui "accueille" mais les mêmes gestes reviennent, les questions rituelles. Je reprends avec délice le jargon du plateau. Pour quinze jours, juste quinze petits jours, goûter à nouveau au théâtre.

On jouera Shakespeare. Je passe ma première journée à défroisser, l'esprit léger, les fins volants de baptiste qui ornent les cols et les poignets d'une soixantaine de chemises. En guise de dessert, je tuyaute quelques fraises...

samedi 29 novembre 2008

To die, to sleep, perchance to dream





To die, to sleep;
To sleep : perchance to dream : ay, there's the rub

Hamlet - W. Shakespeare


Je n'agis pas, je ne réagis pas, je ne milite en rien. L'indignation m'étouffe et me paralyse. Je ne sais pas. Je ne veux pas.

Impuissante, je me recroqueville et me détourne incapable d'endurer la danse macabre du Vaste Monde. Comme je fuis certains jours, le menuet doux-amer de mon quotidien. Les jours où je fais de mille tracas anodins, une infranchissable montagne de plomb. Les jours où mon horizon devient une pièce, parfaitement circulaire, sans porte.

Dormir, rêver peut-être. Ou rêver, pour dormir, peut-être. Mon refuge n'a pas l'exigüité d'une cachette. Mon refuge est vaste comme un jardin secret. Sa porte est faite de carton, recouvert de cuir en de rarissimes occasions. On la tire vers soi et l'on découvre tout d'abord des pages. Des pages qu'il faut lire jusqu'à ce que l'œil n'en voie plus les mots. Lorsque les images se sont substituées aux mots, l'on sait alors que l'on est parvenu à pénétrer dans son Jardin Secret.
Mon Jardin est échevelé, touffu, je ne l'entretiens pas. J'engrange insatiablement lectures, peintures, illustrations, musique, théâtre et cinématographe, quand je le peux. Et du grenier de ma tête tombent des semences dans mon Jardin. Elles y germent à ma façon, si le terreaux leur est propice. Mon Jardin est délimité par ce qui n'y a pas encore poussé.

Lâcheté ? Faiblesse ? J'opte plutôt pour le choix délibéré de ma route au mieux de mes capacités. Le merveilleux m'est indispensable, vital comme l'eau et le pain. Je pourrais me mortifier de n'exercer qu'un métier où le futile le dispute à l'éphémère. Je pourrais entretenir des scrupules alors qu'autour de moi on lutte et on œuvre au devenir meilleur de la planète et de ses habitants. Mener de tels combats me verrait perdante, détruite. J'ai choisi de tenter de dispenser et transmettre quelques instant d'émerveillements. Des fragments d'histoires que chacun mettra sur son métier pour y continuer la sienne.

Aragorn* affirme : il est important que les contes soient dits. Esméralda Ciredutemps**, péremptoire et anxieuse ajoute : l'histoire doit être racontée entièremement, complètement. L'Homme ne vivra pas de pain seulement. Je ne garde que cette première partie de l'aphorisme, j'en ai le droit puisqu'il s'agit de mon Jardin Secret.

Dormir, rêver, survivre peut-être


Illustrations : John Anster Fitzgerald The Artist's Dream (détail) - 1857 et The Fairy Bower

*J.R.R Tolkien
**Terry Pratchett

lundi 29 septembre 2008

Le Secret de la Pluie


Il était une fois un jeune homme qui avait pénétré par mégarde le Royaume des Fées. Accueilli et choyé par les maîtresses des lieux, favorisé par la Reine, il lui sembla ne passer que quelque heures parmi ces créatures merveilleuses. Lorsqu'au soir, il s'en retourna vers son village, nul ne le reconnut, tout avait changé. Ce qu'il avait pris pour quelques heures s'était mué en de longues années.

Bien des contes reprennent ce mythe du monde merveilleux, introuvable où l'on perd toute notion du temps.

C'est en un de ces lieux qu'il y a quelques temps, s'étaient conviés mutuellement une vingtaine de blogueurs se connaissant peu ou prou. Les liens tissés au fil des affinités virtuelles avaient fini par demander une plus consistante rencontre.

Comme dans les contes, la brume nous a isolés du monde et du temps. Sur ce royaume régnait Jardin, reine accueillante et énigmatique. Je la soupçonne d'avoir à dessein convoqué la pluie...

"Quelle déveine !" avons-nous d'abord pensé. Mais peu à peu, la pluie s'est mêlée des conversations, martelant le toit elle a ri autant que nous, encourageant nos libations de plics et de plocs, de glougloutements complices.
Et nous avons compris le Secret.

On la dit faite d'eau, mais la pluie est un puissant révélateur. Sur ce rideau de perles grises les couleurs sont apparues une à une.
Le vert, d'abord, lumineux, luisant, omniprésent. Puis quelques plumets violets sur un arbuste encore en fleur.
Ensuite des bleus : limpide celui des regards bretons ou lyonnais, de Chine sur des épaules féminines. Le bleu roi qui pare au matin une poupée de porcelaine au ventre rond.
Du rose indien et des rayures de sucre d'orge sur le pull d'une Sardine.
Et puis une céleste écharpe rouge et virevoltante.
Un parapluie magenta tourbillonne à la hauteur de trois pommes. Il a quatre pattes caoutchoutées.
Des yeux comme des perles de jais barrés de franges ou de moustaches tirés au cordeau.
A chacun sa couleur, nous étions feu d'artifice !

Enfin, au petit matin, en me haussant sur un muret j'ai découvert le potager de Cendrillon. Tapis sous leur feuillage mouillé, trois potirons vernissés comme trois lanternes oranges trouaient le brouillard !

En reprenant la route dimanche soir, encore tout éblouis, ébahis, ébaubis, nous étions prêts à affirmer être partis une pleine semaine. Il est apparu que seuls deux jours s'étaient écoulés. Deux jours à l'intensité de sept !


La photo a été honteusement volée à Fabio sans lui demander sa permission...

Edit : hourra, il est d'accord ! Merci Fabio :-)

jeudi 24 juillet 2008

Somethin' Stupid


Il y a cette fenêtre ouverte qui donne sur le toit, au dessus du Vieux Port. En mai, la nuit est déjà douce. Il y a les mâts qui tintinabullent, quelques gabians qui planent, pour une fois silencieux, phosphorescents.
Il y a les lumières qui se reflètent dans l'eau noire et l'odeur de la mer. On pense à Perez-Reverte, à son Cimetière des Bateaux Sans Nom.

Lui il est urugayen, il a roulé sa bosse, une manière de Corto Maltese un peu sur le retour. Ses premiers yeux verts, dit-il, à 45 ans. Et il chante "Aquellos Ojos Verdes", les yeux perdus dans ces premiers yeux verts. Une voix de baryton patinée au tabac, Nat King Cole fait pâle figure. Frissons dans le dos, papillons dans le ventre.

Stop

L'instant parfait...

Après ce sera facile, ce sera léger. Il y aura la nuit, échevelée, bien sûr. Le retour, seule, au petit matin, sur la pointe des pieds. Ecouter le couloir puis filer, grimper quatre à quatre les escaliers d'un hôtel voisin, chaussures à la main, pour se jeter sur le lit et finir béatement sa nuit.

Mais là, juste là, à suspendre le plus longtemps possible, l'instant parfait.

Combien nous est-il donné, dans une vie, de goûter de tels moments ? Est-ce seulement donné une fois à chacun ? Alors de grâce, amants, n'oubliez pas d'être légers, d'être simples. N'ayez le mauvais goût de tomber amoureux et gâcher ainsi l'histoire. L'amour est une autre affaire qui n'entre pas ici. N'alourdissez pas de sentiments cette bulle de savons qui aura éclaté sous peu, mordez sur vos lèvres, le "je t'aime" qu'un réflexe vous pousse à murmurer à l'heure où vos sens s'égarent.

Vous aimerez, ailleur et la passion n'en sera que plus sublime mais pas maintenant. Maintenant, laissez-la repartir, sans poser de questions. Voyez comme elle est heureuse et légère. Chérissez comme elle, le souvenir lumineux et impérissable de cette unique nuit. Ne demandez pas à la revoir ou alors elle commencera à attendre un signe, un appel et là se fanera cette fleur qu'elle emportait avec elle.

Légère...

jeudi 11 octobre 2007

Non, ce blog n'est pas mort, il... frétille encore !



"Peuh, ce blog mort ?", disait l'autre jour un ami, parlant du Carton à Chapeau.

Je ne côtoie que trop peu ce garçon aux ressources évidentes, mais j'ose revendiquer son amitié car il n'est qu'un ami véritable pour proférer pareilles vacheries.

Eh bien non, ce blog respire toujours, de la lente respiration du sommeil profond et contrairement aux princesses de contes de fées, c'est non un baiser d'amour qui le tire du sommeil, mais une bonne tarte à l'amour propre.

Aujourd'hui sera donc récréatif, car il convient de ne pas se lancer dès le réveil dans une activité intellectuelle par trop intentse.

Vous n'avez jamais vu de Smarties faire des bulles ? Vous rêviez de voir éternuer un confetti ? Vous ignorez le son que produit un xylophone oublié sous la pluie ? Ce petit jeu convenable et délicieusement agaçant est pour vous.

Je tiens également là une immorale revanche sur Angel qui proposait sournoisement dans un édit, de quoi perdre agréablement et radicalement son temps au bureau.

Ah, une dernière recommandation : avant de commencer une partie de "Confetti enrhumé", veillez, je vous prie, à me virer fissa le dégueuli pianistique qui accompagne soi-disant musicalement le jeu, en utilisant la petite icône en forme de mégaphone.