mardi 2 décembre 2008

La Gazette du Remuon : drame affreux évité de justesse !



Dimanche 30 novembre, pour la première fois depuis bien longtemps, la famille Gabian au grand complet se promène - cours - patouille - saute - traîne les pieds sur cette petite route qui longe les étangs de Villeneuve-les-Maguelones.

Pour la clarté des faits, je rappelle que la famille Gabian se compose de l'éminent Professeur Güh'enn Dhhal (directeur du laboratoire de physique nucléaire de Combremont-le-Petit, Tirgigirikgitikstan) des Remuons A et M ainsi que du Gabian moi-même.

Le temps est presque doux après les rigueurs des jours derniers, le ciel est radieux et les Remuons ont exigé, pour la circonstance leur lunettes de soleil.

Nous goûtons sur la plage, face au spectacle magnifique et surprenant d'une mer déchaînée dans une brume qu'aucun souffle de vent ne trouble.

Nous faisons provision de bois flotté avant de prendre le chemin du retour. Chacun son bâton de marche pour commencer puis celui du Remuon M devient un sabre redoutable. Après une douloureuse expérience, le Professeur enseigne à ce Remuon un peu trop libre les sommations d'usage. Retentit donc tout le long du chemin ce fier appel : "En garde, papa !". Ca fait toujours aussi mal mais au moins on sait d'où vient le coup.

De mon côté j'invente mille facécites très très drôles pour faire avancer le Remuon A qui commence à donner des signes de fatigue. Je finis par caracoler entre deux brancards, traînant une Poupette ravie, piaffant avec toute la dignité qui me caractérise lorsque nous croisons d'autres randonneurs du dimanche.

Le jeu ayant fini par la lasser, je m'emploie, en mère soucieuse d'éveil et de culture, à attirer son attention sur les lumières courbetiennes du couchant sur les étangs, de l'élégant grèbe plongeant et des flamants roses gromelant dans le crépuscule. Je l'enjoins enfin à se hâter avant la fermeture de la passerelle qui enjambe le canal, lui expliquant que ce pont peut se déplacer pour laisser passer les bateaux et que oh tiens, d'ailleurs une péniche qui attend...

"Une quoi ? " me demande la chère enfant. "Une péniche, ma doucette, c'est un bateau qui s'appelle une péniche".

A cet instant précis, je me fige. Je viens de me souvenir que ce Remuon joli présente la caractéristique charmante dite du cheveux-sur-la-langue.
Mais il est trop tard, le Remuon A s'est précipté vers la passerelle et vers le groupe de promeneurs qui nous précède, criant son enthousiasme : "Le pénishl y va passer ! le pénishl y va passer !"

Et moi, pauvre Gabian désespéré, je ne peux que hurler à sa poursuite "LA péniche, Poupette, on dit LAAAAA péniche !!!".

Par bonheur, le drame est évité de justesse. Avant le milieu de la passerelle, le Remuon A a entendu, intégré, corrigé. L'honneur du laboratoire de physique nucléaire de Combremont-le-Petit (Tirgigirikgitikstan) est sauf !

17 commentaires:

  1. Mouuwwwaaaarrrrffffff !

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  2. Et comment fait Remuon A pour dans son adresse dire za :(Tirgigirikgitikstan)

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  3. @ Yelrah : a dit pô, s'plus simple !

    @Cath : eh bé tant mieux, ça fait du bien :-) En y réfléchissant, je me suis trouvée toute bête d'avoir couru comme ça après la Poupette !

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  4. "je me suis trouvée toute bête d'avoir couru comme ça après la Poupette"
    Ah, donc ça n'est pas un réflexe Pavlovien, du à certains stimulis accoustique, cause du ralliement au, euh, pananche.

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  5. panache, je voulais dire panache...

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  6. @Yelrah : maintenant que tu en parles...

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  7. Trop mignon :-)

    baci à vous 4

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  8. La SardineMasquée du Port12/03/2008 10:40 PM

    ....j'arrive pas à m'en remettre tellement je vois las cène ! :-) cherche pas, c'est la suissesse bien élevée qui a parlé en toi !

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  9. Un péniche, c'est un grand bateau plat qui navigue en eaux troubles et qu'on amarre à une bite,..., non?

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  10. @ vieil anar : oui, oui, c'est ça :-)

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  11. J'me disais aussi, un truc comme le péniche, qui pourfend en silence la surface tranquille de quelque canal de province...ne peut pas être vraiment pervers!!

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  12. huhuhu
    vecu la même chose dans un restaurant assez chic en bord de seine, Achille 4 ans à l'époque, ravi d'étaler sa science au lieu de s'ennuyer à table avec les anciens, regarde par la fenêtre et énumère les bateaux qui passent... ceux qui transportent du grain, des voitures, du sable, du gaz...
    et moi, toute à la discussion des adultes, c'est le silence autour qui m'a mit la puce à l'oreille :
    lui aussi avait un cheveu sur la langue
    ;-D

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  13. hihihihihi
    le cheveux sur la langue hmmm :)
    bisous ma mds pref' <3

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